Shungu pour dire ce qui nous rassemble. Issu de la tradition comorienne, le shungu est la suite conjuguée des divers mondes, qui se sont rencontrés et confrontés dans cet archipel de l’océan indien, où la notion glissantienne du Tout-Monde se fait jour à chaque instant. Complexité et mondialité en sont des éléments-clés. Et nous nous en inspirons pour échapper aux certitudes qui nuisent. Pour les gens du shungu, on ne naît pas humain. On le devient, en contribuant à la fabrique des communs. Dans le shungu, s’exprime un univers d’espérance, porté par une nouvelle humanité, à même de faire face à l’imprévu de la relation. Nous disons également shungu pour signifier le cercle reliant les éléments porteurs de notre écosystème. Shungu en langue shikomori ramène à la circularité des éléments qui fondent une société. 21 vient à la suite du mot shungu, afin de prendre date de la manière dont nos histoires se rejoignent à nouveau en cette année 2021. Dans la perspective d’un cycle de 7 années à vivre au service de la création. Au rythme d’un imaginaire débridé, tout droit venu des îles de lune[1]
[1] L’image en Une figure les hauteurs de la ville de Mamoudzou, chef-lieu de la quatrième île des Comores (pays de lune), également connu sous l’ancien nom de Momoju. Malgré le poids de l’histoire coloniale, Mayotte, où se trouve Mamoudzou, est encore imbriquée – avec une vingtaine de résolutions aux Nations Unies – dans le destin de cet archipel.
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