Washko Ink.

Une fable parmi d’autres. Des rescapés venus des quatre coins du monde pour conjurer leurs mauvais rêves aux pieds d’un volcan en rut. Il en est qui ont parlé du feu : « Komr ». Il en est d’autres qui ont parlé de lune renversée : « Qamar ». La légende a ainsi commencé, traversé les mers sur le dos d’un boutre brinquebalant, ramenant encore plus de monde sur les traces des premiers. Tous guettaient l’espérance au bout de la nuit. On parle bien sûr d’un pays où devenir humain se mérite au nom de la sacro sainte loi du shungu. Un pays où les êtres ont néanmoins oublié la promesse faite au premier jour de leur renaissance sous les badamiers ensorcelés. Washko Ink. répond justement à la volonté de renouer avec ce serment. Avec les mots du lendemain[1]


[1] Plate-forme dédiée à la production et à la création aux Comores. Née de la volonté de réécrire autrement l’imaginaire, en se fondant sur le legs et usant des outils actuels de la culture. De washi komori, qui signifie « comorien », et de ink. en anglais, l’encre.