« Rasen’ la » de Dédé Duguet

Une histoire. Deux camarades se retrouvent dans une réalité de l’en-ville. L’un propose à l’autre de renouer avec une parole ancienne, mais plus ils avancent, plus ils se rendent compte que celle-ci trouve sa nécessité dans le politique. Le texte s’appelle Rasen’ la. Primé par le Sony Ripè en 1996, il vient de paraître aux éditions Bilk & Soul à Moroni, suite à une collaboration entre l’auteur, Dédé Duguet, et un kumred[1], Soeuf Elbadawi, avec qui il chemine depuis 2015.

Images Adeline et Laurine Duguet.

Dédé et Soeuf se sont rencontrés autour d’une shungu’s performance, à l’époque consacrée à questionner le vivre-ensemble, suite au mouvement contre la Pwofitasyon. Les deux larrons ne se sont plus quittés : le premier joue dans les spectacles du second[2], le second est en train de monter Rasen’ la avec le premier au Tropique-Atrium à Fort de France. Des Comores, Bilk & Soul a accompagné la sortie du texte, qui cause de la Martinique, mais qui aurait tout aussi bien parler de ces Comores aujourd’hui dépotjolé[3], en librairie. Une belle coopération Sud-Sud, qui énonce des formes de résistance face à la même adversité ou presque…


[1] Compagnon de route.

[2] Obsession(s) Remix, Je suis blanc et je vous merde.

[3] Terme signifiant une forme démembrement.

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