Itsandra, Ntsaweni, Moroni en juin 2026. Kamal’Eddine Saindou et Soeuf Elbadawi ont devisé sur leurs ouvrages respectifs, paru pour le premier aux éditions Bilk & Soul (Spirales), pour le second chez Quatre Étoiles (50 ans).
Avec Spirales, Saindou, connu pour avoir co fondé L’Archipel et Kashkazi, ancien correspondant de RFI, s’est interrogé autour du poison inoculé par la France coloniale dans l’archipel depuis 1841, à savoir le séparatisme. Un poison qui n’arrête pas de troubler la destinée archipélique, telle spirale en orbite. Quant à Soeuf, il s’est plongé avec 50 ans dans la marmite qui forge le Comorien, remontant jusqu’à la période pré coloniale, voire à 3.000 ans avant J.C. Les rendez-vous de juin 2026 à Ngazidja ont été l’occasion pour ces auteurs de deviser avec un public à chaque fois choisi sur les limites d’une histoire, non transmise, non écrite souvent, non enseignée, toujours.





Itsandra pvo Ziraruni, Ntsaweni à la Médiathèque.
L’occasion aussi de discuter de l’accès au livre dans une perspective de ré-appropriation du narratif-pays. À Itsandra, le rendez-vous a eu lieu pvo Ziraruni, une place mythique de la ville. À Ntsaweni, les deux auteurs, répondant à l’invitation de l’association Mwana, ont été reçu à la Médiathèque. À Moroni, les échanges se sont tenus au CASM. Cette traversée d’une histoire archipélique tourmentée, souvent ramenée à la colonisation française, permet de suggérer d’autres tracés, quant à la compréhension de ce que sont devenues ces îles de nos jours.




Au CASM Moroni.