Mwezi WaQ.

Une formation qui se joue des ternaires indianocéanes dans l’invention d’une fratrie du vaste monde. On dit que les combats les plus fous naissent parfois de l’espérance trop longtemps tue. Mwezi WaQ. s’extirpe du blues des sourds en pays déconstruit[1]. Mwezi WaQ. dit non au vent qui pousse dans les consciences en berne. Mwezi WaQ. murmure une comptine d’homme-debout face à l’océan déchaîné.


[1] Sorti en France en 2012 (Buda Musique), salué par l’Académie Charles Cros en 2013, le premier album de Mwezi WaQ. s’intitule Chants de lune et d’espérance. L’appellation du groupe dérive d’un jeu de mots. « Lune » est l’un des sens comorien du terme Mwezi. Le wa lui sert de liant. Quant au « Q. », il représente l’arabe Qamar, qui signifie « lune », également. Un peu comme pour dire « la lune des lunes ». Le nom des îles Comores – pays d’où arrive ce projet – viendrait de l’arabe djuzru’l’Qamar, autrement dit « les îles de la lune ». Comme quoi d’une lune à l’autre…